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Quand on rentre de tour du monde

07/08/2018

Whatside, tour du monde

Temps de lecture : 4 min 30 – 

On va parler de ce moment fatidique où il faut rentrer de son tour du monde. Laisse-moi donc te conter le retour de Margaux et Hadrien.

Ce sont deux trentenaires qui viennent juste de se marier, mais qui ont surtout décidé un jour de vivre leur rêve de tour du monde…

 Podcast disponible sur SoundCloud, Apple Podcast & Castbox

En trois mois, ils quittent leur emploi, lâchent leur appartement et prennent leurs cliques et leurs claques pour aller à l’autre bout de la terre. C’était en juin 2016. Au départ, le voyage doit durer un an. Au bout de 365 jours, ils savent qu’ils ne vont pas rentrer tout de suite.

Ils rallongent de six mois et traversent 4 continents, 16 pays et plus de 123 689 km.

Margaux et Hadrien - © Whatside.fr

Margaux et Hadrien – © Whatside.fr

J’ai voulu les rencontrer pour découvrir leur aventure, mais surtout pour parler du retour.
Parce qu’on n’en parle pas assez du retour. Alors que c’est un vrai sujet.

Un retour de tour du monde, c’est pas si moche

Avant de te raconter leur aventure, j’ai juste envie de te rassurer sur un point : un retour de voyage c’est pas forcément la dépression et le désespoir. Tout est dans l’état d’esprit.
Et la préparation.

Quand je suis rentrée de ma vadrouille de 11 mois en mars 2013, ça a été d’abord un soulagement. J’étais rincée. J’avais passé presque un an à bouger, à dévorer le monde, les mirettes et le palais jamais rassasiés. J’avais besoin de me poser et de changer de garde-robe. J’en pouvais plus de ce sarouel déglingué et de mes 126 bracelets qui commençaient à sentir le vieux canasson. Et puis je n’avais plus un rond.

Première erreur.

Si tu te poses toi aussi la question du retour : je confirme, ce n’est pas idéal de tout claquer en voyage et de rentrer sans économies. C’est pas mal d’avoir un taf qui t’attend – encore que, certains peuvent vivre ça comme une régression – ou de prévoir une activité rémunérée pendant le voyage.

J’avais ni l’un ni l’autre, mais j’ai eu du bol. À peine rentrée, on m’a proposé un CDD de 7 mois dans une de mes anciennes boîtes. Ouf !

Juste assez pour me refaire une santé et repartir…

Je dois bien admettre quand même que je ne regrette pas d’être partie sans prévoir mon retour, sinon je ne serais tout simplement jamais partie. Grand bien m’en a fait : j’y ai quand même rencontré mon mari, entre autres choses !

Hadrien et Margaux avaient tout prévu, eux

Depuis, j’ai réalisé plusieurs autres longs voyages et j’ai un peu mieux prévu mon coup.

La palme revient quand même à Margaux et Hadrien qui n’ont pas laissé le hasard abîmer leur retour. Ils l’avaient tout simplement prévu dans leur budget.

Aucun taf ni aucun appartement ne les attendaient. Il fallait tout recommencer en rentrant. Cela faisait plusieurs années qu’ils bossaient et mettaient de côté. Ils ont donc pu créer l’opportunité, parce que voyager n’est pas une question de chance.

Ce qui est rigolo, c’est leur départ. Alors que le retour est réfléchi, la décision de partir se fait en quelques jours. Trois mois plus tard, ils étaient en Thaïlande. Inspirant !

On ne l’a pas préparé 1000 ans, ça s’est vraiment fait sur un coup de tête. Un soir je suis rentrée du travail et j’ai dit à Hadrien que j’avais démissionné. – Margaux

Margaux et Hadrien – © Whatside.fr

Le webzine du bonheur

Avant de partir, ils créent leur webzine voyage : Whatside. Au départ, ils veulent juste « pouvoir raconter leur voyage et le partager avec l’entourage ». Mais bon ils font ça bien. Ils ont tous les deux fait leurs armes dans le digital. Ils commencent à l’alimenter avec leurs voyages précédents.

Une fois sur place, ils profitent de toutes les occasions pour y publier du contenu. Et très vite leur site attire l’attention des lecteurs et des sponsors pour lesquels ils testent des hébergements ou des activités. Un succès qui leur permet « d’économiser pratiquement 50 % du budget prévu » me confie Hadrien.

Le site nous a permis de ne pas cramer tout notre budget. – Hadrien

Non seulement ces collaborations et économies leur ont permis de rallonger le voyage, mais ils ont pu rentrer sans craindre les galères financières des premiers mois. Bien joué !

Le vrai changement de vie devient possible

À la fin de l’aventure, Hadrien et Margaux décident volontairement de ne pas rentrer à Paris pour tenter une installation à Bordeaux. Ils font fi des mises en garde – marchés du travail et locatifs saturés – et foncent. L’effet « king of the world » d’un tour du monde, où tout devient possible.

Portés par leur expérience et leur éveil de conscience, ils ne veulent plus du stress, de la course et du bitume. Ils aspirent à une meilleure vie. Et puis, ils voulaient encore voyager, même « à la maison ». Même chez soi, on peut radicalement changer de vie.

Notre installation à Bordeaux, c’était une manière de continuer le voyage. – Margaux

C’est selon moi la plus belle façon de rentrer de voyage.

On n’a pas cette détestable sensation de repartir à la case départ ou de retourner en arrière. Mais surtout, on a la possibilité d’explorer cette nouvelle facette de notre personnalité. Parce que, même si c’est cliché, un tour du monde ça révèle des choses et ça te change. Mais ça, on en parlera dans un autre article.

Le mot de la fin

Oui, un retour de tour du monde ça peut être difficile ou inconfortable. On peut sombrer dans la déprime et se sentir déphasé. Et puis souvent, tout le monde s’en fout de ton « expérience d’une vie » – vécu. On rêve tous de partir un jour, mais on ne veut pas forcément se taper les 1000 photos et anecdotes de voyage des autres.

Ça peut aussi très bien se passer. Un retour c’est l’occasion d’un nouveau départ : on efface tout et on recommence.

Sauf si on fuyait quelque chose. Dans ce cas, on la retrouve en rentrant la chose, tu sais.

Beaucoup de gens fuient quelque chose donc quand ils rentrent, ils le retrouvent. – Margaux

Depuis leur installation dans cette nouvelle vie, Margaux et Hadrien sont tout simplement comblés. Ils sont plus sensibles au « mieux vivre ». Ils mangent local, de saison, privilégient les circuits courts et ne veulent plus des emballages en plastique.

D’avoir été en Asie et d’y avoir vu des mers de plastique, ça nous a marqués. – Margaux

Ils sont prêts à fonder une famille et pourquoi pas « repartir bientôt avec les enfants ».

Si tu as envie d’écouter l’interview pleine de peps de Margaux et Hadrien dans son intégralité, c’est ici :

Et sur iTunes & Castbox aussi.

Une réponse à “Quand on rentre de tour du monde”

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HindSpired, c’est le journal d’une femme en quête de sens. Je m’appelle Hind & tout a commencé avec le sentiment d’être un peu perdue & de vouloir changer de vie. J’ai alors commencé à chercher les réponses à mes questions en voyageant, en lisant, en méditant & en posant beaucoup de questions autour de moi & à des gens très différents. Je partage ici mes trouvailles. Tu vas trouver au fil de ces pages des réflexions, des discussions & des outils pour t’aider à créer une vie à ton image & à faire le plein d’inspiration !